alerte au piralène, notre estuaire epargné !

vendredi 11 avril 2008
par  Marc Lafosse
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Le ministère de l’écologie et la direction générale de l’alimentation a publiée le mercredi 11 octobre 2007 la carte des fleuves français pollués au pyralène (PCB). Les eaux de notre estuaire, ainsi que les sédiments qui composent son lit ont heureusement échappé à cette pollution, retour sur un document encourageant.

« Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient très utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et d’ininflammabilité. On les retrouvait notamment comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants. Ils ont cessé d’être produits dans les années 80 et progressivement été retirés de la vente jusqu’en 1987. Ces substances sont peu biodégradables et persistantes dans l’environnement. Elles s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire.

Peu solubles dans l’eau et peu biodégradables, les PCB ne dégradent pas la qualité de l’eau en elle-même. Par contre, ils se sont fixés dans le temps sur les matières en suspension et les sédiments dans les canaux et les cours d’eau.

Les données récentes des réseaux de suivi nationaux mettent en évidence une contamination des sédiments par les PCB plus forte dans 3 bassins : Artois-Picardie, Rhône Méditerranée Corse et Seine-Normandie. Le bassin Rhin-Meuse présente aussi des sites contaminés mais dans une moindre mesure.

En revanche, dans les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne, il y a peu de contamination observée. La surveillance régulière des PCB dans les sédiments se poursuit sur au moins 375 sites, dans le cadre de la directive cadre européenne sur l’eau.

Aujourd’hui, si certaines installations soumises à réglementation (installations classées, contrôle des DRIRE) peuvent toujours rejeter des émissions de PCB dans l’eau c’est en quantités faibles et dans un cadre très précis et contrôlé. Par ailleurs, il n’est pas possible d’exclure des sources résiduelles de pollution des rivières par certains déversements sauvages d’appareils contenant des PCB (actes de vandalisme sur les transformateurs par exemple) ou, plus ponctuellement, le lessivage des sols pollués aux PCB. Les quantités mises en jeu sont en tout état de cause très faibles par rapport aux pollutions historiques. »

Sources ministère de l’écologie : http://www.ecologie.gouv.fr/PCB.html#10


Documents joints

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Portfolio

carte de surveilance dioxine PCB-DL

 

 

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