Bilan écologique de l’édition 2007

vendredi 29 juin 2007
par  Marc Lafosse
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Venez nager dans l’estuaire le plus propre d’Europe, pouvait-on lire en haut d’affiche de la traversée de Bordeaux à la nage. Ce défi écologico-sportif ne pouvait être qu’innovant et exemplaire en matière de développement durable :

Une sensibilisation écologique sur l’estuaire de la Gironde réussie. L’association sportive des Girondins de Bordeaux Natation a réussi le pari de mettre en place et d’animer un colloque scientifique tout public. Au total 170 personnes se sont déplacées à la salle Gabriel de la chambre de commerce et de l’industrie de Bordeaux pour écouter les neuf interventions des scientifiques de l’université Bordeaux 1, du CEMAGREF, de l’association OCEAN, du PAB et de la CUB.

Une sécurité optimale avec seulement 8 engins motonautiques. Afin d’assurer les meilleures conditions de course dans un respect de l’environnement, nous avons voulu garantir un dispositif de sécurité au plus près des nageurs : sans vagues, sans moteur, sans bruit et sans émission de gaz à effet de serre. C’est ainsi que pas moins de 50 planches de sauvetage à propulsion manuelle (paddleboard), encadrèrent au plus près nos sportifs. En cas d’intervention nécessitant une évacuation rapide vers les antennes médicalisées terrestres, une flotte de 4 scooters des mers, guidée par un « bateau PC Course », se tenait à la périphérie de nos groupes de nageurs/sauveteurs. Enfin 3 autres scooters des mers étaient sur l’eau afin d’écarter les épaves flottantes charriées par le courant montant du fleuve et garantir une sécurité supplémentaire à nos 255 participants.

600 sacs en papier recyclable ont été distribués à nos participants afin qu’ils puissent placer leurs affaires personnelles durant l’épreuve sportive. Cette opération fut possible grâce à notre partenariat avec la société de Saint Jean d’Illac : Smurfit Kappa Lembacel (paper sack).

Les 255 participants, prêts à s’élancer dans la Garonne furent transportés par autobus entre le village d’arrivée (lieu de rassemblement) et le village de départ. Soit 1500 mètres effectués en transport en commun. Un geste en faveur de notre atmosphère, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre, comparativement au même trajet effectué en véhicule personnel.

L’utilisation omniprésente de matériaux de récupération : Une surface de plus de 300 m², fut recouverte de moquette antidérapante, à la fois au village de départ, pour le confort des concurrents arrivés sur place pieds nu, mais aussi sur le village d’arrivée afin de garantir la sécurité d’une sortie de l’eau par une cale très pentue. Cette moquette était une deuxième main, servant dans sa première vie à la foire internationale de Bordeaux (mai 2007). Cette dernière sera stockée et réutilisée pour les prochaines éditions de la traversée de Bordeaux à la nage. Deux lignes d’eau de 60 mètres chacune, réalisées à partir de cordages et de bouchons flotteurs délaissés par les tempêtes hivernales sur le littoral aquitain.

L’ADEME, partenaire de cet événement, distribua 500 exemplaires du journal régional de l’environnement. Une fin de série du « petit livre vert de Nicolas Hulot » nous empêcha de joindre cet ouvrage au sac cadeau participant (sac papier).

10 000 cartes postales en papier recyclé furent distribuées par la société partenaire cart’com, afin d’assurer une bonne communication de l’événement, tout en respectant l’environnement.

Le buffet de ravitaillement, à l’arrivée des concurrents, fut garni exclusivement de fruits de saison issus des cultures locales (maraîchers d’Eysines).

Article issu de la page 11 du dossier de presse de l’édition 2008 www.traverseedebordeaux.com